Le Blabla de Maryn

04 mai 2012

Les névroses de Maryn

J'étais en train de lire, à l'instant, sur un forum, l'histoire d'une personne qui avait terriblement peur d'être trompée puis quittée par la personne avec qui elle était.

C'est marrant.

Hier, j'ai voulu regarder sur mon disque dur externe des photos de moi qui datent d'il y a quelques années. 5-7 ans. Et ce uniquement pour confirmer à ma dentiste que mes dents n'ont pas bougé, mais c'est un détail.
A cette époque, je pesais 30 kilos de moins. Et à l'époque, je me trouvais grosse. Aujourd'hui, quand je me vois, avec peut être plus d'objectivité, je vois une jeune fille belle, très belle, ni trop grosse, ni trop mince, et surtout, magnifiquement souriante.

On me dit toujours que je suis une personne souriante. Et que c'est agréable, la plupart du temps. Sauf une fois, à mon grand oral, où un prof pour qui j'ai une basse estime, m'a reproché de "trop sourire". C'était l'unique et seule fois, mais ça a suffit pour se graver en moi pour toujours. J'avais peur de passer pour une débile souriante. Bon, j'imagine que ça n'est pas le cas.

Aujourd'hui, je souris toujours. Par politesse. Par habitude. Mais plus par bonheur. Je ne veux plus être prise en photo. Et sur les rares photos que j'ai, je ne souris plus comme avant.

Alors depuis hier, je me demande pourquoi. Qu'est ce qu'il s'est passé en moi.

Oui, il s'est passé toute une période de remise en question, de psychothérapie sur mon passé, mais mon passé de l'enfance, mon passé avec mon frère.

Mais rarement, très rarement, on a parlé de ce qu'il m'est arrivé il y a 5 ans. Presque jamais. Je l'ai juste mentionné à ma psy, elle n'y a pas prêté attention. Et pourtant. Oui, mon enfance m'a pourri la vie. Mais le second élément déclencheur de mon état après mon enfance, c'est une rupture.

C'est con hein ? Presque tout le monde vit des ruptures. Moi, je l'ai vécue, j'ai cru en faire le deuil, j'ai trouvé un autre compagnon, et pourtant. Le deuil n'a pas suffit.

Ce n'est qu'aujourd'hui, 5 ans plus tard, que je me rends compte de l'impact que cette rupture a eu sur moi. Non pas que je regrette cet ex, loin de là, je suis bien contente de ne plus être avec lui. Non, ce qui me marque, ce sont les conditions de cette rupture, qui influent beaucoup trop sur ma vie de couple et mon bonheur personnel aujourd'hui.

Il y a 5 ans, un jour, j'ai dit à cet ex que j'avais l'impression qu'il ne faisait plus attention à moi. Une remarque que je croyais banale. Je croyais juste que c'était une période, voilà, rien de grave, ça arrive, on en parle et ça va mieux. Erreur. Ça a duré tout juste 5 minutes, hein. J'étais assise sur son lit, lui devant son ordinateur. Je lui fais cette remarque. Et là, il me dit que c'est vrai. Qu'il ne fait plus attention à moi. Qu'en fait, il ne m'aime plus autant qu'avant. Que bon, on devrait peut être se séparer. Voilà, 5 minutes pour chavirer, plus vite que le Titanic. Et là, je pleure, je pleure, je pleure... Et puis il décide de me ramener chez moi. Je ne dis même pas au revoir à sa mère. On est dans la voiture, pendant 45 minutes, et je pleure, je pleure, je pleure... J'arrive chez moi, je lui dis au revoir, croyant en un à bientôt, et il me fait la bise. Voilà. Je rentre. Je m'enferme. Je l'appelle, je pleure, je l'appelle, je pleure, je l'appelle, je pleure. Pendant des jours. J'espère. Je me dis que c'est pas possible, pas comme ça, pas en 5 minutes, pas à cause d'une phrase. Et puis il se lasse. Et puis il ne me rappelle plus. Je ne le reverrai plus jamais. Il ne viendra jamais récupérer ses affaires.

Petit à petit, les larmes on arrêté de couler, et puis je me suis relevée, lentement. Et depuis, les larmes n'arrivent plus à couler. Depuis, je garde tout dans mon ventre.

Le plus dur, après cette rupture en 5 minutes chrono, a été de se rendre compte d'une trahison sous-jacente.

Quelques mois plutôt, il s'était trompé. Il m'avait envoyé un texto destiné à une autre. A une autre qu'il convoitait. Quand il a compris que je savais, pouf, il s'est rétracté, il a dit que ça n'était rien, que c'était elle mais que lui s'en foutait. Je l'ai cru.
Et puis, j'ai appris, par un tiers, qu'au moment des 5 minutes fatales, il avait déjà une autre fille en vue. En fait, il n'attendait qu'une chose : ces 5 minutes.
Tant de courage dans un homme. C'est fou hein ? ...

Voilà. C'était mon premier véritable amour. Un amour curieux. Je m'étais mise avec lui par dépit, par envie d'être avec quelqu'un, de ne plus être seule, alors qu'il ne me plaisait pas vraiment. Et puis, j'avais appris à l'aimer, à aimer sa présence, puis à devenir dépendante de son amour, de sa présence. Il comblait un vide. Le vide en moi que je n'arrivais pas à remplir. Le vide que les gens normaux n'ont pas, parce qu'il sont entiers. Moi, je suis amputée du dedans. Il me manque un bout de fierté, une once d'amour pour moi même. Alors ça, j'ai appris à le combler avec un homme, et/ou avec de la nourriture.

Ce premier amour, je croyais profondément qu'il allait durer toute ma vie. Je veux dire, comme mes parents. Je n'imaginais pas qu'on puisse me quitter, me laisser, comme ça, du jour au lendemain. Non, vraiment, ça n'était pas possible.

Et pourtant. Ça a été un choc énorme. Une cicatrice à vie. Une nouvelle amputation. Une jambe coupée. Et puis, j'ai pris des béquilles, et j'ai recommencé à marcher, à avancer.

La seule chose dont j'étais certaine, c'était de réussir mes études. C'est tout.

Depuis, comme je le disais, j'ai trouvé un nouveau compagnon. Mais l'amputation n'a pas repoussé.

Enfin, elle avait commencé à repousser. Il me jurait fidélité. Ouais. Pas comme l'ex. Et là je me suis dit : bingo, il ne me quittera pas, puisqu'il est fidèle. Oui, mon moi intérieur est tellement naïf.

Et puis au bout d'un an, alors que mon amputation avait un peu repoussé, nouvelle amputation. Vous voyez, vous vous coupez, la peau cicatrise un peu, et vous vous coupez par dessus, alors que ça piquait encore. Bah ça fait encore plus mal.

Au bout d'un an, il a voulu me quitter. Là, en sortant de cours, au téléphone, alors qu'il était à 350km de moi. J'étais dans ma voiture. Je croyais être en plein délire. Il m'avait juré fidélité ?! Et il me quittait ?! J'ai pleuré de désespoir. Pleuré, pleuré, pleuré. Dans ma voiture, toute seule. Je me suis dit que vraiment, je dois être nulle, ne servir à rien, ne pas intéresser les autres, être moche, être conne, tout. Tous les défauts. C'est pas possible autrement.
Et c'est à ce moment là, dans cette voiture, après avoir pleuré pendant une heure, que j'ai décidé de mettre mon petit coeur dans une boite, et de la fermer à double tour. Pour que plus JAMAIS on ne le blesse. J'ai bloqué toute mes émotions, et j'ai mangé, pour compenser. Au bout de quelques heures seulement, il m'a rappelé, me disant qu'il avait fait une énorme erreur, qu'il m'aimait, et il pleurait, et il regrettait. Alors, je l'ai repris. Mais mon petit coeur est resté dans cette boîte, protégé, parce que, au cas où, hein, après tout ça, je ne vais pas y échapper une troisième fois, une quatrième fois, une cinquième fois...

Depuis, on vit ensemble. Et chaque jour, je m'attends à ce qu'il me quitte. Parce que bon, ça serait normal, je ne vaux pas le coup. Franchement, pourquoi est-ce qu'il resterait avec moi ?

Voilà, chaque jour, sans exception, ce que je me dis.

Je ne vis plus. Je traverse la vie. Sans ressentir. Je n'arrive plus à pleurer quand je suis triste, ou heureuse, alors je mange.

Le pire, c'est que les gens, dans la vraie vie, ils le ressentent, tout ça. Ils le ressentent, que je me dis que je vaux pas le coup, que je suis inintéressante, et moche. Alors il finissent par s'approprier ces sentiments, et il le croient vraiment.

Et puis il y a quelques personnes, des vrais gens qui me connaissent vraiment et qui s'accrochent à moi, qui pensent que je vaux le coup. Et moi, chaque jour, je me dis qu'ils sont fous. Alors je les repousse, je les rejette, je me dis qu'ils doivent se tromper, qu'ils vont forcément changer d'avis.

Je crois que mon conjoint ne sais pas à quel point sa mini-rupture m'a blessée. A quel point ça me hante chaque jour.




Et vous savez quoi. Je suis en larmes, là. Petit à petit en écrivant ce texte, j'ai déverrouillé mon coeur. Et petit à petit, les larmes sont venues. Elles ont reculé quelques fois. Mais elles sont là.

Vous voyez, je pleure. Et vous pouvez pas savoir comme c'est bon. Ces larmes sont noires, pleines de noirceur. Elles sont là depuis des années. Elles étaient enfermées, punies, interdites de territoire.

Et les voilà.




Il parait, selon les fous, que je suis quand même un peu jolie, et puis intelligente, et drôle, et compréhensive, et à l'écoute. Ils sont vraiment fous, ces gens. 

 

 

Edit : C'est la deuxième grande blessure de ma vie. Je n'étais pas prête à l'affronter. Je n'avais pas les armes pour.

Posté par Maryn à 20:21 - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Rendez-vous sur Hellocoton !


20 avril 2012

Penne au poivron, à la crème et au chèvre frais

Je vous le dit tout de suite on ne dit pas des "peines" mais des "pénnés", ok ? Non parce que quand je vais dans un restau italien et que j'entends "ok, vous prenez des peines" , l'ancienne étudiante en italien qui est en moi a juste envie d'immoler la serveuse / le serveur sur place.

Mais sinon, je suis une gentille fille vous savez ?

Bref, aujourd'hui, on parle de penne. Tout ça pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, je me suis retrouvée dans devant mon placard, en lançant un "oooh naooooon, encore des pâtes ?!". Eh ouais. ENCORE. Sauf qu'aujourd'hui, c'était soit je cuisinais un truc original et goûtu, soit je refusais de m'alimenter. Bon, hein, me connaissant, j'allais pas me laisser mourir de faim.

Et là, révélation : "oooooh, mais j'ai acheté un poivron, aux dernières courses" pour une raison obscure. Soit. Et donc ?

Puis, 5 minutes plus tard, deuxième révélation : "oooooh, mais j'ai acheté du chèvre frais, aux dernières courses" pour faire une recette dont j'avais simplement oublié d'acheter la base : la pâte brisée.

Et me voilà partie pour ceci :

 IMG_20120420_124638

 

Appétissant, n'est-ce pas ? Voici la recette. (J'avais très fort envie de dire : "RECETTE.", comme les journalistes quand ils disent "ENQUÊTE.", mais bon, hein, je ne suis pas comme ça moi.)

Ingrédients pour toi tout seul :
- 70g de penne (ou moins, ou plus)
- 1/2 poivron rouge
- 2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse (légère ou pas, à toi de voir)
- 2 grosses cuillères à café de fromage de chèvre frais
- de l'huile, d'olive si possible

Dans un premier temps, coupez votre poivron en tout pitipitis cubes. N'oubliez pas d'enlever le blanc du poivron, ma maman m'a toujours dit que c'était pas bon. Alors si ma maman le dit...
Ensuite : mettez à chauffer une casserole d'eau. Puis prenez une poêle dans laquelle vous versez les pitipitis cubes de poivron, ainsi qu'un peu d'huile, et mettez à cuire à feu doux.
Voilà, euh, alors là, vous remuez de temps en temps, hop hop hop. Ensuite, quand l'eau bout, ajoutez-y les penne. Pendant ce temps là, genre 5 minutes avant la fin de la cuisson de vos pâtes, ajoutez la crème fraîche aux poivrons, toujours à feu tout doux.
Puis, une fois vos penne cuites, versez le tout dans votre assiette préférée. Et enfin, l'étape indispensable : émiettez sur vos penne le fromage frais de chèvre.

Et voilà ! Om nom nom nom... 

Posté par Maryn à 13:22 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
Rendez-vous sur Hellocoton !
10 avril 2012

Bagels au saumon fumé et au concombre

Bonjour bonjour !

Ça faisait une éternité que je n'étais pas venue écrire ici ! J'ai pas d'excuse, j'avais juste pas envie ces derniers temps.

Bref, il faut que je vous parle de ma dernière découverte culinaire : les BAGELS 

Bon, j'ai envie de dire semi-, parce que je ne suis pas encore tout à fait satisfaite. Disons que j'ai un problème de pain. Parce qu'apparemment il est assez difficile, en France, de trouver de bons bagels. Ou des bagels tout court. Moi, j'ai eu la chance d'en trouver dans mon supermarché habituel, mais il n'y en avait qu'une sorte, et ils se sont révélés fort secs. Cependant, j'ai découvert que Picard en faisait des pas-trop-mal, j'irai y faire un tour la prochaine fois. Ça sera encore meilleur.

Parce que malgré la séchitude du pain, j'ai trouvé ça trèèèès bon. Je me suis basée sur la recette "classique" du bagel américain, enfin je crois, celle au saumon fumé. Et moi, j'adore le saumon fumé. Voici donc ma petite recette faite avec mes petites mains :

DSC04684

Pour deux personnes :
- 2 bagels (de chez Picard, donc)
- 2 bonnes tranches de saumon fumé
- un petit bout de concombre, de la longueur d'un index à peu près
- du philadelphia, environ 150g (une demi grosse boîte), ou bien du St Morêt pour les jours de disette
- de la ciboulette, fraîche si possible
- du jus de citron

Ensuite, c'est touuuut simple :
Dans un premier temps, mettez à réchauffer vos bagels, au grille pain si possible, sinon au four, mais pas trop longtemps, juste quelques minutes.
Ensuite, vous mélangez le fromage avec le jus de citron (boah, tout dépend si vous aimez l'acide, j'ai dû en mettre deux cuillères à soupe environ) et avec la ciboulette coupée en petits bouts (c'est à ce moment là que j'ai rêvé d'avoir ces ciseaux à plusieurs lames pour couper les herbes).
Puis, vous coupez des tranches fines de concombre.
Une fois le pain chaud, vous le coupez en deux et appliquez sur les deux faces le fromage. Ensuite vous rajoutez vos tranches de saumon fumé, puis les tranches de concombre, vous refermez le tout, et voilà !

Bon appétit ^^

Posté par Maryn à 18:55 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
Rendez-vous sur Hellocoton !
05 mars 2012

Mes petits bonheurs, 2ème édition

Je continue sur ma lancée avec mes petits instants-bonheur de la semaine dernière :


Lundi : Je ne vais pas mentir : journée pourrie jusqu'à... l'arrivée de Top Chef ! Ca me donne toujours un tas d'idées. Plus ou moins réalisées. Surtout moins !

Mardi : Sentir le soleil sur ma peau, ça m'a suffit à me sentir bien l'espace d'un instant.

Mercredi : Le chauffeur de bus qui me courtise, alors que je ne me croyais plus du tout du tout séduisante.

Jeudi : Grasse matinée !

Vendredi : Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1ère partie (ça n'est que la 5ème fois que je le regarde) (bah quoi ?)

Samedi : Après-midi seule devant un documentaire instructif, à grignoter des biscuits à thé (oui ça parrait tristounet dit comme ça, mais j'adore regarder des documentaires).

Dimanche : La semaine se termine comme elle a commencé : une journée pas top, un peu déprimante avec la pluie, puis sur un coup de tête on file au cinoch au dernier moment pour aller voir Sherlock Holmes 2. On a courru sous la pluie comme des fifous, et mes ballerines s'en souviennent encore. Ah oui j'allais oublier : je re-rentre dans mon tench coat :)


Et une petite image pour bien commencer cette nouvelle semaine :


249668373061973333_IFGg5sUU_c 

Posté par Maryn à 08:49 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags :
Rendez-vous sur Hellocoton !
28 février 2012

Pitas chèvre/miel et philadelphia/thon

Pour changer de la traditionnelle rengaine pâtes-hamburgers-pizzas, parfois je me fais des pitas. D'ailleurs, d'habitude c'est plutôt en été que ça me prend : j'y mets plein de légumes frais. Mais bon, comme en ce moment mon bac à légumes n'est composé que de poireaux, il a fallu innover. Je vous présente donc mes merveilleuses, que dis-je, savoureuses (oui, on dit une pita et un pain pita) pitas :


1330424775787


Bon, on voit pas trop comme ça, mais c'est vraiment très très très bon. Si si. Croutillant à l'extérieur, fondant à l'intérieur.

Pour une petite-personne-toute-seule-snif, il faudra :
- 2 pains pitas
- 4 tranches de bûche de chèvre
- du miel
- une grosse cuillère à café de thon
- deux grosses cuillères à café de Philadelphia (ou de St Moret)
- un peu de ciboulette (fraîche ou séchée)
- si possible un appareil à croque monsieur, sinon un four pourra faire l'affaire.

Pour la préparation de la pita chèvre/miel :
Rien de plus simple. On coupe le pain à l'horizontale, on dispose à l'intérieur les 4 tranches de fromage de chèvre, on arrose de miel, on referme la pita, et voilà !

Pour la préparation de la pita philadelphia/thon :
Comme tout à l'heure, on coupe le pain à l'horizontale. Ensuite, on prend un bol, et on y mélange le thon et le Philadelphia, ainsi que quelques brins de ciboulette. Enfin, on étale le tout à l'intérieur de la pita, puis on la referme.

Pour la cuisson :
On n'a plus qu'à mettre à cuire les pitas quelques minutes dans l'appareil à croque ou dans le four (à 180°), le temps que le pain dore un peu et que le fromage soit fondu à l'intérieur.

Bonne dégustation ^^

Posté par Maryn à 18:49 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
Rendez-vous sur Hellocoton !


27 février 2012

Moi, mon ciboulot et mon bidou.

J'ai un problème. Je le sais depuis très longtemps. Quand j'avais 17/18 ans, je savais déjà que quelque chose ne tournait pas rond. Et je racontais déjà à ma meilleure amie de l'époque, qu'un jour, faudrait bien que j'aille consulter un psy. Le jour où  je serais prête à ouvrir les yeux sur moi-même, sur mon passé.

Il y a bientôt 4 ans, j'ai emménagé avec l'Amoureux. J'ai décidé d'aller vivre à plus de 300km de ma famille, pensant que ça me ferait du bien de m'éloigner d'eux. Cet éloignement a été l'élément déclencheur. Au début, un mauvais déclencheur, parce que j'ai pas mal souffert, je suis tombée bien bas. Et puis ça m'a permis de remonter. Vous savez, comme quand on plonge, on tape du pied au fond de la piscine pour remonter vers la surface. Bah c'est ça. Sauf que la surface, je la vois au loin, mais je ne l'ai pas encore atteinte.

Cette longue descente, ça a été un renfermement sur moi-même, une prise de poids considérable, la mise en place plus concrète d'une boulimie non vomitive qui était de toute façon latente, la confrontation à tous mes démons. C'était un mal nécessaire. Ce mal existait déjà, mais de manière moins visible, et ce depuis des années. C'est ce mal là qui m'empéchait d'être heureuse et épanouie. Il a été construit exclusivement par mon entourage familial. Volontairement ou non. Ils ont insufflé en moi un dégoût, une haine profonde envers moi-même. Pendant des années. Ce qui fait que, même si aujourd'hui j'essaie de m'aimer, mon inconscient me répond "bah pour quoi faire ?!". Voilà. Ce con d'inconscient.

Du coup, ce qui m'a permis de supporter ce mal être, bah c'est la bouffe. Eh ouais. Comme plein de gens. Et par conséquence, comme manger, ça fait du bien, bah ça a tourné en addiction. Et je dis pas ça en l'air, juste comme ça, pour sortir les grands mots. Quand je lis les symptômes d'une addiction à l'alcool, à la drogue, ou à autre chose, bah j'ai exactement les mêmes. Du coup ça m'a rendue beaucoup plus tolérante envers à la fois les alcoolos, les drogués et les gros.

 tumblr_lrpzgbodSa1qjzvcco1_500_large


Le problème avec cette addiction, très connu : je mange pour me sentir mieux, donc je grossis, donc je m'auto-flagèle mentalement en me disant que je ne suis vraiment qu'une idiote d'avoir mangé comme ça, comme si j'étais pas assez grosse ! Et du coup je me sens mal. Et je recommence.

Bon, aujourd'hui, j'en suis plus vraiment là. J'ai accepté mon addiction. Dans le sens où, OK, j'ai mangé, ouais, ben ça m'a soulagé alors que j'en avais besoin, donc on s'arrête là. Pas d'auto-flagellation. Et du coup, petit à petit, touuuut doucement, l'addiction s'atténue.

Pis bon, ça j'ai réussi à le comprendre pas tout seule, mais après un an de thérapie. Après un an de thérapie, j'ai compris qu'il fallait que j'arrête de m'en vouloir pour tout et n'importe quoi. Et que j'apprenne à m'aimer. Bon, c'est pas gagné hein, je ne suis qu'au début de ma reconstruction. Mais au moins, ça commence, et je vois une lumière, au loin.

Et du coup, c'est marrant, mais moins je m'auto-flagelle, moins je grossis, et pis d'ailleurs, depuis l'été dernier, je perds du poids, tout doucement. C'est pas que je veuille spécifiquement en perdre pour correspondre aux standards de beauté actuels dont je me tape le coquillart (mais ça fait toujours du bien à mon genoux, qui avait besoin de lâcher un peu du leste). Non, je perds du poids, comme ça, alors que je ne me prive plus du tout en nourriture, que je me lâche où je veux, quand je veux, et que j'emmerde les gens (comme ma belle-mère, un jour faudra que je lui explique les choses de la vie, à elle) qui commentent ma façon de m'alimenter.

Alors, voilà où j'en suis. J'ai compris plein de choses, vraiment. Mais il reste à les accepter, à les mettre en place dans la vraie vie, pour que ça devienne "normal" de s'aimer.


P.S. : Je ne saurais que vous conseiller la lecture du bouquin "Maigrir c'est dans la tête" de Gérard Apfeldorfer.

Posté par Maryn à 19:40 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
Rendez-vous sur Hellocoton !

Mes petits bonheurs

Je suis quelqu'un d'assez pessimiste par moments. Disons que je m'attends toujours au pire pour ne pas être déçue. Et ça m'aide parfois à donner le meilleur de moi-même. C'est assez paradoxal. Mais être dans cet état d'esprit en permanence, c'est pas bon du tout pour le bonheur. Alors j'ai décidé, chaque jour, de rechercher dans ma journée le moment que j'avais apprécié. Histoire de me dire que ma vie n'est pas si monotone et triste que ça. Histoire d'avoir un regard plus bienveillant sur moi-même. Je publierai donc chaque dimanche soir (ou lundi matin... ahem) un article rassemblant les petits bonheurs que j'ai vécus dans la semaine.

Voici le premier de la lignée.

tumblr_ls9f9dZm5h1qc4uvwo1_400_large 


Lundi : des tartines de pain de mie grillé avec du beurre, un bonheur simple du matin.

Mardi : ce tweet, de Gally, qui m'a fait éclater de rire : "Tin c'est pas vrai, j'en peux plus d'être aussi maladroite... je viens de faire tomber un filet de maquereau dans ma chaussure." Parce qu'on dirait moi. 

Mercredi : ??? Par défaut, comme tous les mercredis, passer deux heures à refaire le monde avec mon collègue préféré.

Jeudi : du pop-corn, Blue bloods et un plaid.

Vendredi : KFC en amoureux devant NCIS

Samedi : se réveiller, sereine, parce que pour une fois j'ai réussi à m'endormir sans ordi, sans télé et sans livre, et que je me suis pas réveillée une seule fois de toute la nuit. C'est kewl.

Dimanche : un dimanche comme je les aime : une grasse matinée, la préparation d'un bon repas avec l'amoureux (parmentier de canard confit), une bonne ballade au soleil, un petit (gros) goûter (des gaufres), et du repos.


C'était pas gagné d'avance pour cette semaine, parce que j'ai été bien malade, mais ça va mieux maintenant, j'ai survécu ^^

Allez, c'est reparti pour un tour ! Bonne semaine tout le monde ! 

Posté par Maryn à 07:22 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
Tags :
Rendez-vous sur Hellocoton !
19 février 2012

Ce post est sponsorisé par Actifed. Et complètement fourre-tout.

Je suis malade. Depuis 4 jours. Parce que cette conne de collègue n'a pas appris à mettre sa main devant sa bouche quand elle tousse. Oui, bon, faut bien tenir quelqu'un pour responsable, et tant qu'à faire que ce soit quelqu'un que j'aime pas. Voilà. Et puis je suis malade donc j'ai tous les droits, c'est comme ça.


mouchoirs_totoro
Je VEUX cette boîte de mouchoirs.

Bref, tout a commencé un matin, j'avais un peu la gorge qui gratait. MAIS comme le soir qui précédait je m'étais étouffée avec une miette de tarte aux poireaux, j'ai tout de suite soupçonné celle-ci d'avoir laissé des séquelles dans ma gorge.

ERREUR. Grossière erreur. Un rhinovirus était d'ores et déjà en train d'attaquer mes malheureux anticorps, pourtant préparés à la guerre suite à une cure de vitamines depuis un mois. Ce putain de rhinovirus a donc décidé de squatter ma gorge pendant quelques jours, histoire de bien pourrir mes nuits. Et puis comme si ça suffisait pas, il a décidé de migrer un peu là-haut, dans mon museau. MERCI BIEN.

Du coup, cette semaine, j'ai pas fait grand chose. La vaisselle n'a fait que s'entasser dans mon évier.

Ah, si, j'ai postulé à deux trois offres à Paris, qui m'avaient l'air pas mal intéressantes du tout. Donc croise les doigts pour moi cher lecteur. J'ai besoin de ce boulot. Ce qui fait donc que je vais probablement partir vivre à Paris dans les mois qui viennent. A moi Starbucks et Kiko. A moi le loyer ultra-cher aussi.

Voilà, c'est tout. J'aurais franchement eu envie de mettre une recette de pâtes au thon, à la crème et à la tomate, divinement bonne, mais comme j'ai la tête ailleurs (tu sais où), j'ai oublié de prendre une photo merdique avec mon téléphone. Et je n'aime pas ne pas illustrer mes articles.

Du coup, ben je te dis à la semaine prochaine, si le rhinovirus n'a pas décidé de me manger toute entière. Snirfl.

Posté par Maryn à 18:02 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,
Rendez-vous sur Hellocoton !
09 février 2012

Je crois que j'ai un problème avec l'amitié.



tumblr_lb4b7yc36W1qc4i35o1_500_large


Depuis que j'ai plus ou moins arrêté la fac, il y a un an et demi, c'est le vide social. C'est la première fois dans ma vie que je n'arrive pas à me créer de nouvelles relations. Bon j'ai des collègues de boulot, on parle, on rigole, mais ça va pas plus loin, ça sort pas du boulot. Et je vois pas comment aller plus loin avec ces gens, comme si je ne pouvais rien attendre de plus de leur part qu'une relation entre collègues.

Et avant ça ? A chaque année scolaire, j'ai toujours réussi à me faire des amis. Malgré mon problème de poids, plus ou moins important selon les années, je n'ai jamais subi, comme d'autres ont pu le subir, de brimades ou moqueries. C'est étonnant, mais les seules moqueries que j'ai subi venaient seulement de mon propre frère, ce qui a suffit à pourrir la confiance en moi que je n'avais jamais eu finalement. Bref, donc j'ai toujours réussi à avoir des amis à l'école, au collège, au lycée, à la fac. Je ne me suis jamais retrouvée seule. Mais j'ai toujours eu énormément de mal à maintenir ces amitiés plus d'une année scolaire. Une fois les vacances venues, je me renfermais dans mon cocon et j'oubliais tout le monde. Pour moi, ça n'allait pas de soi de conserver une amitié. Je crois que je ne comprenais pas l'importance que cela pouvait avoir, puisque je ne m'étais jamais retrouvée seule. Aujourd'hui je le comprends plus que jamais.

A partir du lycée, je suis quand même tombée sur des personnes dont je suis tombée amoureuse amicalement parlant, ce qui a fait que j'ai pu conserver ces amitiés quelques années, jusqu'à ce que nos chemins se séparent. D'ailleurs, ça me fait toujours mal au coeur aujourd'hui que nos chemins se soient séparés, parce que j'aimais profondément ces personnes. Mais malgré mes efforts, je n'ai pas réussi à les garder près de moi. C'est comme ça, c'est la vie, je pense que je dois l'accepter, et puis je me dis que je les re-croiserais peut être un jour. J'espère.

Aujourd'hui, il me reste une véritable amie, rencontrée il y a plus de trois ans. Mais elle est partie vivre à l'étranger (genre très loin). Et pour la première fois de ma vie, depuis son départ il y a presque un an, je me retrouve seule. Absolument seule. Je n'ai pas réussi à rencontrer d'autres personnes, à créer une véritable amitié. Je ne me suis jamais sentie aussi seule. Et malgré mes efforts pour avoir une vie sociale, je ressens cette solitude en permanence. Alors je sais pas quoi faire. J'attends. Je me dis que je n'ai peut être pas encore croisé les bonnes personnes. Mais le temps est long...

Alors voilà, cet article parce que j'ai envie de faire du shopping depuis des semaines, mais l'idée d'en faire toute seule, sans rien pouvoir partager, me déprime profondément et me ramène encore plus à ma solitude. Alors je sais pas si je vais sortir finalement. J'en aurais bien besoin. Mais ça me fait un gros pincement au coeur. 

Posté par Maryn à 14:15 - - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags :
Rendez-vous sur Hellocoton !
04 février 2012

Le French Burger

Raaaaaaah j'en salive encore ! Regarde-moi ça :


téléchargement


Ça yest, tu comprends mon état ?

Ce week-end j'avais envie de burgers. Comme souvent tu me diras. Mais d'un bon burger, avec un bon goût bien franchouillard. Je n'ai donc pas lésiné sur la qualité des ingrédients.

Ingrédients pour une personne :
- 1 pain "brasserie burger" de Jacquet (cet article n'est pas sponsorisé) (mais si on veut me payer pour manger des burgers je ne dis pas non... ahem)
- 1 steak haché à 5% de MG
- 1 petit oignon
- 1/4 de camembert au lait cru (bien meilleur qu'au lait pasteurisé, y'a pas photo)
- de la mayonnaise à la moutarde de dijon
- du sucre
- du sel
- du piment d'espelette

Préparation :
Découpe l'oignon en lamelles et mets-le à cuire dans un peu d'huile. Une fois qu'il commence à ramollir, rajoute une cuillère à café de sucre et mélange bien le tout. Une fois l'oignon légèrement doré et caramélisé, mets-le de côté.
Mets le steak sur une planche, puis des deux côtés : sale-le et saupoudre-le de piment d'espelette. Mets-le à cuire quelques minutes sur chaque face, comme à ton habitude.
Maintenant, dispose les ingrédients dans l'ordre suivant :
- face inférieure du pain
- mayonnaise
- lamelles d'oignon
- steak
- 1/4 de camembert coupé en deux à l'horizontale
Mets dans un plat la préparation et la face supérieure du pain (à côté de la préparation pour que le camembert grille bien), puis mets le tout au four à 220° pendant quelques minutes, le temps de que le camembert soit bien fondu.

Maintenant, goinfre- toi (ou déguste) =)

Posté par Maryn à 14:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
Rendez-vous sur Hellocoton !